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Luthier

"Le métier"
Le luthier est un artisan qui fabrique à la main des instruments de la famille des violons (et autres instruments à cordes frottées et à archet comme les violes et les vièles).
Il en assure la fourniture aux musiciens. Il les règle, les répare, les restaure et parfois les expertise. Il peut se spécialiser dans une ou plusieurs de ces activités. Il participe à la vie musicale et culturelle de sa cité ou de sa région.
Sans grands changements depuis le XVIème siècle, ce métier d’art au service de la musique et des musiciens, perpétue des savoir-faire prestigieux dans des domaines aussi variés que la sculpture, la sonorité, le vernis.

Il embrasse des activités diverses qui peuvent se décomposer ainsi :

  • La fabrication
    Commence par le dessin de la forme de l’instrument ou le choix d’un modèle. Le luthier sélectionne ensuite ses bois puis découpe, taille, sculpte et façonne à l’aide des outils à main traditionnels les différentes pièces qui seront assemblées par collage. Après les dernières finitions, le violon en blanc recevra une préparation (couche de protection) appelée fond de bois avant l’application au pinceau du vernis coloré confectionné par le luthier lui-même. Si une grande maîtrise du geste et des techniques est indispensable, c’est la recherche de la qualité sonore qui doit guider le travail à chaque étape de la réalisation.
  • Le montage des instruments neufs et anciens
    Consiste à façonner, ajuster, coller ou poser les différents accessoires (touche, sillets, chevilles, âme, chevalet, bouton, cordier…), tendre les cordes et à effectuer la mise au point.
  • L’entretien et la réparation
    Cela constitue avec le montage une part importante, voire prépondérante de l’activité de nombreux ateliers. Il s’agit de conserver ou de restituer à l’instrument ses caractéristiques et fonctions principales tout en prévenant d’éventuelles dégradations. Ce travail est effectué en relation étroite avec le musicien.
  • Le réglage de sonorité
    Il s’agit d’optimiser les qualités sonores et de jeu d’un instrument en relation avec le musicien. Ce travail demande au luthier une grande qualité d’écoute tant de l’instrument que du musicien et requiert des facultés d’analyse et de compréhension du fonctionnement de l’instrument.
  • La restauration
    Consiste à restituer à un instrument digne d’intérêt et considéré dans sa globalité, ses caractéristiques fonctionnelles et esthétiques dans le respect du travail de l’auteur. Cette activité qui demande une grande rigueur et de solides compétences, s’appuie sur des connaissances indispensables de l’histoire et des styles des instruments du patrimoine.
  • L’expertise
    Elle a pour but d’identifier et de qualifier les instruments. La recherche et l’accumulation d’éléments et d’indices significatifs doivent permettre à l’expert d’exprimer une opinion sur l’origine et la qualité de l’instrument présenté. Outre des qualités exceptionnelles d’observation et de mémoire, cette activité nécessite un longue pratique d’observation et de stockage des informations ainsi qu’une grande connaissance de l’histoire de la lutherie.

    Les perspectives professionnelles
    L’activité de luthier s’exerce majoritairement dans le cadre d’une structure de très petite taille (entreprise individuelle, micro entreprise ou SARL de 1 à 3 personnes). Quelques très rares entreprises regroupent jusqu’à une dizaine de salariés dans le domaine de la fabrication des instruments et des archets.
    Le jeune luthier débute souvent sa carrière comme assistant dans un atelier au sein duquel il va accumuler de l’expérience, acquérir progressivement de l’autonomie et se voir confier des responsabilités croissantes. Il peut travailler successivement dans plusieurs ateliers en France et à l’étranger avant de créer un jour sa propre entreprise.
    Les luthiers sont répartis sur tout le territoire national avec une plus forte concentration dans les grandes villes et un nombre très important d’ateliers à Paris. Le volume d’activité est étroitement lié à la vie musicale et au développement de la pratique instrumentale, écoles de musiques, conservatoires, orchestres amateurs et professionnels. S’il reste aujourd’hui peu de régions ou de villes à pourvoir en luthiers de type « généralistes », la rotation des assistants dans les ateliers et le renouvellement des générations offrira sans doute encore quelques débouchés intéressants pour des jeunes possédant une formation de haut niveau. Quant aux luthiers fabricants, si le lieu d’implantation importe peu, la concurrence nationale et internationale est forte et la création d’un nouvel atelier demande des compétences élevées tant au plan artistique que commercial pour s’imposer dans un marché dont le niveau de qualité progresse sans cesse.

    Le profil de candidature
    Le recrutement se fait au niveau Bac, sans limite d’âge. Outre une excellente habileté manuelle, un goût prononcé pour les disciplines artistiques, ce métier de patience et de passion nécessite une bonne oreille et un sens aigu de l’observation. Une pratique musicale personnelle est très souhaitable (l’étude d’un instrument à cordes frottées sera débutée ou poursuivie dans le cadre de la formation)

    La formation
    Saint Patron :
    La patronne des luthiers et la même que les musiciens : Sainte Cécile , le 22 novembre

    Photographies réalisées par Emmanuel Thomas
Cayennes
de formation
Tours
Union Compagnonnique
des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis
15 rue Champ Lagarde 78000 VERSAILLES
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