Une mémoire de métier, de paix et de fraternité en marche
Le samedi 23 mai 2026, au Père-Lachaise (Paris 20e arrdt), les pays, côteries, compagnons, aspirants, affiliés, mères, dames hôtesses et amis du Devoir se sont retrouvés pour honorer Agricol Perdiguier, compagnon menuisier du Devoir de Liberté, Avignonnais la Vertu.
Après les salutations de coutume et la mise en place des bannières, le cortège a rejoint sa sépulture pour un hommage simple, marqué par la pose de fleurs et par des paroles rappelant son œuvre de pacification. Son grand chef-d’œuvre fut peut-être d’avoir compris que le compagnonnage ne vit pas seulement par ses rites, ses couleurs ou ses coutumes, mais par ce qui rassemble les gens de métier.
Les prises de parole ont rappelé que le compagnonnage se vit dans l’atelier, le geste répété, l’effort, le voyage et la transmission. Travailler la matière, c’est aussi se travailler soi-même. L’erreur apprend, la patience façonne, le métier élève.
La présence des trois mouvements compagnonniques donnait à cette commémoration une force particulière. Devant la tombe d’Avignonnais la Vertu, les rencontres voulues par des itinérants prenaient corps dans une même chaîne de cœur et de devoir.
Le recueillement s’est poursuivi devant le columbarium par la chaîne d’alliance. Les mains réunies ont rappelé que nul ne chemine seul. Le fleurissement de la tombe d’un aspirant a inscrit cette mémoire dans la suite des générations.
La descente vers Ménilmontant, le verre de l’amitié puis les chants ont prolongé la journée.
En honorant Agricol Perdiguier, le compagnonnage vivant a rappelé la route du métier, de l’amitié et de la fraternité en marche.







